13 mars 2009
L'élégance du hérisson
J'ai fini le livre de Muriel Barbery. J'en avais entendu tellement de bien, allant même jusqu'à "tu ne l'as pas encore lu ? Quelle chance tu as d'avoir encore à le découvrir !"
Au début je me suis demandé pourquoi tant de succès, tant d'amour autour de ce livre. Et puis, petit à petit... Oui j'ai aimé. Dommage que je l'ai lu dans le RER, je pense que l'impact a été moins puissant que si je l'avais lu chez moi.
Quelques passages qui m'ont plus touchée. Notamment le dernier qui décrit ce qu'on peut ressentir à la mort d'une personne proche. Comment décrire ça ? L'auteur le fait et c'est impressionnant de vérité. Il est possible que je parle trop de cet aspect de ma vie. Peut-être est-ce gênant pour les autres ? Mais c'est une partie de moi, malheureusement. Je dois vivre avec.
"Est-ce que nous n’abordons pas la vie comme on fait son service militaire ? En faisant ce qu’on peut en attendant la quille ou le combat ? […] mais personne n’est dupe de cette comédie à huis clos : un matin, il faudra bien aller mourir, les officiers comme les soldats."
"Toutes ces choses qui passent, que nous manquons d’un iota et qui sont ratées pour l’éternité… toutes ces paroles que nous aurions dû dire, ces gestes que nous aurions dû faire […] L’échec à un pouce près […]Ça aurait dû être la perfection et c’est le désastre. Ça devrait se vivre vraiment et c’est toujours une jouissance par procuration. Alors je vous le demande : pourquoi rester dans ce monde ?"
"Donc il ne faut pas oublier tout ça. Il faut vivre avec cette certitude que nous vieillirons et que ce ne sera pas beau, pas bon, pas gai. Et se dire que c’est maintenant qui importe : construire, maintenant, quelque chose à tout prix, de toutes ses forces. Toujours avoir en tête la maison de retraite pour se dépasser chaque jour, le rendre impérissable. Gravir pas à pas son Everest à soi et le faire de telle sorte que chaque pas soit un peu d’éternité."
"Confier sa vie n’est pas livrer son âme"
"Mais là, et pour la première
fois, j’ai eu mal, tellement mal. Un coup de poing dans le ventre, le souffle
coupé, le cœur en compote, l’estomac complètement écrabouillé. Une douleur
physique insoutenable. Je me suis demandé si je m’en remettrais un jour, de
cette douleur-là. J’avais mal à en hurler. Mais je n’ai pas hurlé. Ce que je
ressens maintenant que la douleur est toujours là mais qu’elle ne m’empêche
plus de marcher ou de parler, c’est une sensation d’impuissance et d’absurdité
totales. Alors c’est comme ça ? Tout d’un coup tous les possibles
s’éteignent ? Une vie pleine de projets, de discussions à peine
commencées, de désirs même pas accomplis, s’éteint en une seconde et il n’y a
plus rien, il n’y a plus rien à faire, on ne peut plus revenir en
arrière ?
Pour la première fois de ma vie, j'ai
ressenti le sens du mot jamais. Eh bien, c'est terrible. On prononce ce mot
cent fois par jour mais on ne sait pas ce qu'on dit avant d'avoir été confronté
à un vrai "plus jamais". […] Mais quand quelqu'un qu'on aime meurt…
alors je peux vous dire qu'on ressent ce que ça veut dire et ça fait très très
très mal. C'est comme un feu d'artifice qui s'éteint d'un coup et tout devient
noir. Je me sens seule, malade, j'ai mal au cœur et chaque mouvement me coûte
des efforts colossaux."
24 février 2009
La valse lente des tortues
Je viens de finir La valse lente des tortues, de Katherine Pancol, suite des Yeux jaunes des crocodiles (et je m'apprête à lire L'élégance du hérisson, de Muriel Barbery, je sélectionne mes livres selon le titre...).
J'ai relevé quelques passages, quelques phrases qui m'ont plus particulièrement touchée, qui m'ont fait penser à certaines personnes parfois. C'est un peu culcul, j'admets. Ça fait du bien de temps en temps :
"C'est toujours plus simple de voir les choses de l'extérieur, quand on n'est pas concernée."
"Je suis si heureuse ! [...] Même si ce grand bonheur ne doit durer que ces 10 minutes et demi. Y a des gens, je suis sûre, qui n'ont pas 10 minutes et demi de grand bonheur dans toute leur vie ![...] Moi je suis riche de 10 minutes et demi de grand grand bonheur ! Je me passerai le film de ce baiser en boucle et ça me suffira"
"Il n'y a rien de pire que le silence [...]. On imagine tout et tout devient menaçant. On n'a pas de prise, même pas un petit bout de réalité pour se mettre en colère. Je déteste le silence."
Et pour finir, je vous ai scanné tout un passage. Un extrait d'un manuel catholique d'économie domestique pour les femmes, publié en 1960. J'ai fait des recherches, il semble que ce manuel existe vraiment... Ça peut sembler long à lire, mais il y a vraiment des passages qui valent le coup.

24 octobre 2008
Littérature
Une catégorie manque cruellement à ce blog : Mes critiques littéraires.
Et pourtant... J'adore lire ! Je dévore. Ma bibliothèque perso est pleine. J'ai une étagère entière de livres que je n'ai pas encore lus. Et dès que je suis dans une bibliothèque ou une librairie, j'ai envie d'emprunter ou d'acheter d'autres livres. Mais je me retiens : j'ai une étagère entière de livres que je n'ai pas encore lus.
Je bosse dans une bibliothèque (noooooooooon ? Si ! Vous ne saviez pas ? J'aurais pourtant juré vous avoir parlé de mon nouveau boulot que j'adoooooooooore !!!). Alors comme c'est surtout orienté management, je suis pas trop tentée de ce côté-là. Oui mais... il y a un fonds culturel. Avec plein de romans et de livres policiers (et de science-fiction, mais je suis sauvée de ce côté-là aussi : c'est pas ma tasse de thé). Et même des livres en anglais pour ne pas perdre la main.
J'ai déjà repéré quelques ouvrages à ajouter à ma "wish-list". Comme L'Elégance du hérisson de Muriel Barbery, ou Tom est mort, de Marie Darrieussecq. (oui je sais ça fait envie !!!).
Vu que je n'ai plus "le droit" d'emprunter des livres, qu'est-ce que je fais ? (je ne peux pas sortir d'une bibliothèque les mains vides) J'emprunte des BD. Ah ben on est pas dans la merde !!!!
Je viens de terminer La Consolante de Anna Gavalda. J'ai pas franchement adoré. Alors que j'ai aimé les précédents (un peu comme tout le monde non ?), là j'ai eu du mal à entrer dans le livre (à peu près la moitié, sur 500 ou 600 pages je sais plus, ça fait long). J'ai entendu dire que je n'étais pas la seule d'ailleurs. Et puis bon, voilà. J'ai trouvé ça facile. On sait comment ça va finir, forcément bien. Pas de grand suspense et des longueurs.
J'entame Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes de Stieg Larsson (offert par mes parents paternels pour mon retour en France), et Total Kheops de Jean-Claude Izzo (offert par les mêmes je crois, il y a bien 10 ans...). Un livre de chevet, un livre de RER.
Je vous en reparle...

